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lundi 6 novembre 2017

Trois essentiels de la vie intérieure


Pour que l'homme jouisse fruitivement de Dieu,
trois choses sont nécessaires : 
être en paix véritable,
se taire intérieurement,
adhérer [à Dieu] avec amour

Celui qui doit trouver la paix véritable entre lui-même et Dieu
doit avoir une telle affection pour Dieu, qu'il puisse, le coeur libre et pour l'honneur de Dieu,
renoncer à tout ce qu'il exerce ou qu'il aime de désordonné,
et qu'il possède ou pourrait posséder contre l'honneur de Dieu.
C'est là le premier point, qui est obligatoire pour tout homme.

Le second point, c'est de se taire intérieurement,
c'est-à-dire être libre et sans images de toutes les choses 
que l'on a jamais vues ou entendues.

Le troisième point, c'est d'adhérer amoureusement à Dieu ;
et cette adhésion même est fruition,
car celui qui adhère à Dieu par amour pur et non pour sa propre utilité,
jouit fruitivement de Dieu dans la vérité,
et il sent qu'il aime et qu'il est aimé de Dieu.

Jan van Ruusbroeck, La Pierre brillante, traduction Max Huot de Longchamps

mardi 22 décembre 2015

L'exercice du silence

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Cet exercice de silence se doit faire à l'exemple de celui de Dieu, qui n'a qu'une seule parole bien simple, spirituelle et sans bruit...

Cela se fait par une seule et simple vue ou souvenir de Dieu, qui tombe doucement dans le fond de l'esprit, et de l'esprit, encore plus doucement et plus amoureusement en Dieu, et ce avec une vive foi et une douceur indicible.

Attachez-vous y donc sans étude, et vous efforcez sans force, de faire cette heureuse chute de votre souvenir en Dieu le plus souvent, paisiblement, simplement, amoureusement, gaiement et librement qu'il vous sera possible, sans aucun bandement d'esprit, ne regardant pas cet exercice comme une tâche qu'il vous faut faire, mais comme une récréation sainte et libre, et dont la discontinuation vous est indifférente, quoique involontaire, faisant tout votre possible pour la continuer sans empressement ni attache, laissant à Dieu de vous conduire pour aller et venir comme il Lui plaira.

Martial d'Etampes, L'Exercice du silence, 1639

Se tenir ferme en notre néant

Tout notre être est Dieu. Et donc, dans la conscience de cette dépendance totale,  il n'y a pas à se soucier des dons ou de leur a...